Amis du jour, bonjour !
Causons d’un roman que je conserve dans mes rayons à la librairie depuis quelques années ; il attise ma curiosité parce que je me suis persuadée qu’il causait d’acceptation de soi et de son corps. Il a été tiré au sort pour le club de lecture. L’occasion, le larron… bref.
Le Pitch :
Sur sa chaîne YouTube, Elie tente de prouver qu’avec un rythme de vie sain, on peut se reprendre en main. Elle-même est passée de boulotte à belle gosse, sa chaîne a pris de l’ampleur, elle a aujourd’hui un agent, son petit ami est l’équivalent de Justin Bieber ; malgré tout, elle ne parvient pas à lâcher prise, et ce qui devait être une preuve que tout est possible commence à tourner à l’obsession, et se teinte d’hypocrisie…
Mon avis :
Honnêtement, je n’ai pas trouvé dans ce roman ce que je suis venue y chercher. Je voulais une prise de conscience, un empowerment, un peu de plomb dans la cervelle quoi ! Quand on parle d’acceptation du corps, surtout lorsqu’il s’agit d’une perte de poids, et de la dérive qui y est souvent rattachée, je suis prête à lire un roman compliqué, qui soit m’amène vers une vraie réflexion et vers du mieux, soit se termine en drame.
Elie est bloquée dans un entre-deux, entre ses obsessions et ses propres contradictions. Elle s’est fait une prison de perfection et ne parvient plus à s’en sortir, d’autant que les réseaux sociaux ont cadenassé sa vie. Elle n’a plus le choix, elle doit mettre en scène son propre bonheur et y croire assez fort pour se tromper elle-même. Voilà un postulat intéressant.
Mais tout est malaisant : sa relation aux hommes (en particulier son petit ami), à sa famille, à sa nutritionniste même ! D’insignifiante et soumise, elle passe à… insignifiante, soumise et menteuse. J’ai eu l’impression d’un personnage qui n’évolue pas, qui est très passif dans son histoire, et à la rigueur, j’aurais pu l’accepter si dans le tome 2, Elie avait évolué, ou changé. On m’a divulgaché ladite suite… et sans vous en dire trop, je me suis dit : tout ça pour ça ?! Donc si tu cherches un roman qui te bouscule, qui te blesse, qui t’émeut, passe ton chemin. C’est l’histoire pas ouf d’une meuf qui s’est pris pour une carpette. Et c’est tout ce que j’en retiens. Ah oui, et les réseaux c’est toxique. Petite remarque : le roman est truffé de vocabulaire propre au français québécois, ce qui ne m’a personnellement pas dérangée, mais a fait tiquer certaines filles du club…
Pour info :
éditions Alice, coll. Tertio, 336 pages, 2020









